The End

WordPress me frustre énormément: très lent, des bugs (là, par exemple, pendant que j’écris,mon texte est caché en partie par les menus de droite, c’est très inconfortable!), peu de possibilités (pas assez pour construire quelque chose de vraiment joli – aucune possibilité de mettre un peu de couleur ou d’écrire grand ou petit😦 , .. ). Mais je n’ai ni l’envie ni le temps d’apprendre les finesses du métier..

Je lis en prenant des notes mentales, je me dis que ça fait 15 jours et qu’il  FAUT écrire quelques lignes…Et je n’aime pas ça.  En fait,  j’aime participer aux blogs des autres mais voilà: écrire ici est une corvée. Du coup je me rends compte de tout le travail que demande vos jolis blogs (contenu et environnement).. J’y passerai avec d’autant plus de plaisir.!

J’écris assez bien ici. Un site communautaire, culturel et différent finalement, ça me convient🙂..

J’arrête donc ici l’expérience « blog ». Merci d’être passé, d’avoir lu.

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Les cerfs volant de Kaboul ~ Khaled Hosseini

C’est une histoire d’amitié entre deux petits garçons, l’un fils du maître de maison, l’autre fils du serviteur. Et aussi une histoire de trahison sur fond d’Histoire afghane. Un très beau livre, qui m’a entraînée aisément dans l’Afghanistan d’avant les Talibans, avant les guerres, quand Kaboul était encore le petit paradis d’enfance de l’auteur qui nous livre ici ses souvenirs. Ensuite c’est l’exil, la perte des repères, de la richesse matérielle, pour une nouvelle vie aux États Unis, précaire, mais pourtant heureuse.

Mais le passé va rattraper le narrateur, qui va retourner dans son pays d’origine pour sauver ce qui peut l’être encore de son ancienne complicité avec son ami. Ce retour va le révéler à lui-même, et combler enfin les failles qu’il traîne depuis l’enfance, depuis ce jour où il n’a pas pu défendre son ami brutalisé.

Ce livre donne une image différente de l’Afghanistan, comme un reflet saisi de l’intérieur. Les personnages sont particulièrement vivant: Baba, le Général, Hassan.. Une évocation de la culture de ce pays, culture méconnue et pourtant très riche.

Et l’impression d’en saisir plus sur ce pays par ce livre plutôt qu’à travers toutes les images de la télévision!

Un beau moment de lecture; je pense me laisser tenter par le film aussi🙂.

PublicBath

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En vacances..

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Edit pour une photo plus authentique! Je vous laisse deviner ma destination; un indice: très (trop) chaud!

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Harlequinade!*

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Quelle la différence entre un roman Harlequin et un autre?

Et bien, en lisant le second, il y a de grandes chances qu’en cours de lecture on ressente des émotions diverses: sourire, voire rire parfois, intérêt, réflexion, tristesse etc. et, dans le meilleur des cas, presque naturellement, au fil des mots. Dans un roman Harlequin c’est l’inverse: on ne ressent rien tout au long du livre alors même que les ficelles destinées à émouvoir sont particulièrement grosses! J’avoue donc être restée tout à fait insensible au charme de « Mon espionne préférée« , et l’inverse m’aurait beaucoup surprise!

L’histoire est à la fois classique, rocambolesque et impossible à résumer!

La couverture représente July (blonde-yeux bleux-bouche rouge) tirant coquinement la cravate de Mick sur fond de baie de Hong Kong le tout dans les tons roses..

Mais passons aux choses sérieuses: voici le résumé.

Premier tableau

July est secrétaire dans l’entreprise d’électronique de Mick, type même de l’Homme Viril: grand, beau, séducteur, constamment en réunion, etc. Mick, grâce à son travail, a mis au point un nouveau brevet révolutionnaire qui va permettre aux enfants sourds d’entendre.(!)

Deuxième tableau:

July est constamment distraite au travail parce qu’elle est victime du chantage de Carter, le concurrent de Mick. Celui-ci menace de rendre la sœur de July (soignée pour dépression et dépendante aux drogues) folle si July ne lui fait pas parvenir les plans du brevet de Mick.

(A noter que dans un accès de joie -il vient de trouver la solution à un problème électronique grâce à un indice fourni par July-, Mick embrasse July sur la bouche!, sa façon à lui de lui faire comprendre qu’elle lui plait.😉 )

Troisième tableau:

July photocopie les plans secrets pour les faire parvenir à Carter. Mais elle a des remord, et s’apprête à détruire les copies, lorsqu’elle est surprise par Mick qui la chasse immédiatement, bien qu’elle crie son innocence. Mick a néanmoins besoin d’elle pour un voyage à Hong Kong où il compte vendre son brevet à un riche Asiatique.

Quatrième tableau

A Hong Kong, Mick retrouve sa meilleure amie Deborah, riche héritière qu’il a enlevé quelques années plus tôt à son fiancé. La presse People a annoncé leur mariage, et, devant leur complicité, July les croit amoureux. Elle décide donc de blinder son cœur et de résister à tout prix à la séduction naturelle de Mick!

Les chambres de Mick et July communiquent entre elles par la salle de bain, ce qui trouble très fort July. En cours de soirée, alors que Mick assiste à une réunion, July est attirée par un bruit dans la chambre de son patron et se fait agresser. July vérifie qu’aucun papier n’a disparu lorsqu’elle est à nouveau surprise par Mick qui la pense sur le point de commettre un second vol. S’ensuit une dispute à la fin de laquelle Mick fait boire July pour la faire parler et la séduire (Sacré Mick! ) tout en comprenant que le mystérieux visiteur n’était qu’un oiseau affolé. Elle finit par se laisser embrasser, puis repousse Mick, persuadée de n’être qu’un jouet entre ses mains, puisqu’il doit épouser Deborah. Mick remarque qu’elle a vendu sa bague de famille et en conclut judicieusement qu’elle a de gros besoins d’argent.

Cinquième tableau

De retour au bureau, Mick assiste à un échange téléphonique entre Carter et July et comprend à qui étaient destinés les plans du brevet. July lui avoue qu’elle est victime de chantage mais Mick, furieux, croit que Carter est son amant. Il la chasse définitivement de son entreprise.

Sixième tableau

July se rend à une soirée de campagne électorale chez Matthew, un homme politique en vue et ami de la famille. Matthew a eu une brève aventure avec Sarah alors qu’elle était mineure. Les parents de Sarah se sont tués en voiture en cherchant à récupérer leur fille, et c’est le remord qui a poussé Sarah vers la dépression. Carter menace d’aller tourmenter  Sarah pour la rendre folle tout en ruinant la carrière politique de Matthew en avertissant la presse People. Au cours de la réception, July tombe nez à nez avec Mick et Deborah. Mick accuse July de coucher avec Matthew.

Septième tableau

July reçoit la visite de Carter qui la brutalise. Carter lui apprend qu’il est le premier fiancé de Deborah, d’où sa haine pour Mick. Sous le choc de cette visite, July reçoit la visite inattendue de Mick qui trouve une chaîne en or au nom de Carter que celui-ci a perdu dans l’appartement. Ni une ni deux, Mick accuse July d’être l’amante de Carter, et décide d’aller le trouver. Pensant à Sarah, July fait tout pour qu’il n’en fasse rien, et finit par lui confier l’histoire tragique de sa famille. Réconciliés, ils deviennent amants et July est définitivement apaisée et sous le charme de Mick.

Huitième tableau

Le lendemain, Mick ordonne à July de reprendre son post au bureau. July surprend un dialogue entre Mick et Deborah à propos d’un mariage. Comprenant qu’elle a été bernée, son cœur se glace et elle décide de quitter immédiatement l’entreprise. Mick sabote alors sa voiture afin de pouvoir la raccompagner chez elle dans la sienne, ce qu’elle est contrainte d’accepter. En vérité, il l’emmène chez lui et lui explique qu’il a mis Carter hors course en le faisant chanter à son tour avec des preuves de malversations fiscales. Il lui apprend aussi que Deborah va se marier, mais pas avec lui: ils ne sont que des amis. Du coup, les deux amoureux peuvent ENFIN tomber dans les bras l’un de l’autre, et Mick offre, en guise de bague de fiançailles, la bague de famille que July avait du vendre qu’il a racheté…

~ Happy End ~

En conclusion: histoire très très rocambolesque avec un manque criant de subtilité. Les stéréoptypes masculins/féminins sont bien présents. Le mieux est de lire l’histoire au 3ème degré pour rire un peu..  J’ai appris une chose: à Hong Kong on partage la salle de bain avec son voisin de chambre😉 !

J’admire quand même un peu la complexité de l’intrigue, il faut un cerveau particulier pour inventer tout ça croyez-moi..

Un livre à offrir à quelqu’un qu’on n’aime pas peut-être?😉

*Les Harlequinades sont un dé(fit)lire né chez Fashion et Chiffonnette.

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Le Mas Théotime ~ Henri Bosco

Henri Bosco était un auteur-chouchou (comme dirait [Caro]line) de mon enfance, et j’aime bien le relire de temps en temps quand je ne suis pas assez disponible pour une nouveauté. On pourrait croire que son œuvre est réservée aux enfants, mais pas tant que ça, et, en tout cas, pas celui-ci. Dès les premières pages du roman la Provence s’ouvre à nous, avec le soleil, la chaleur, les cultures, et les mas restés frais grâce aux volets clos .

L’histoire est centrée autour du mas Théotime et de Pascal Dérivat, son propriétaire, un homme à la fois sensible et farouche, qualités héritées de la partie sombre de la famille. Il s’est isolé dans le mas familial, par goût et par timidité mêlés. Sa seule distraction, en plus des cultures qui rythment sa vie, est son voisin et cousin Clodius, un marginal au fond mauvais qui le querelle pour tromper l’ennui. Ce personnage sombre est contrasté par les fermiers Alibert, gens frustres, mais justes, animés par l’amour de la terre et du travail.

Ne vous attendez pas à des actions nombreuses: tout se passe autour du mas avec beaucoup d’introspection. Le personnage principal vit sa personnalité comme un drame, un isolement qui l’a empêché d’aimer la jeune femme qui lui était destiné. Mais voilà, la jeune femme réapparaît; si proche de lui qu’ils se comprennent sans un mot. Et ce retour va provoquer un tremblement de terre émotionnel dont les secousses se feront sentir et chez les Alibert, et chez Clodius, et plus rien ne sera comme avant.

Ce roman est extrêmement apaisant, et j’envie cette vie simple, rythmée par les saisons et la vie de la terre, tel qu’on la connaissait autrefois. Les personnages sont purs, naturellement intelligents, sincères, c’est un plaisir de les fréquenter. C’est triste de les quitter, et j’ y suis très attaché.

Cet auteur classique me semble rester en retrait, en tout cas je ne connais personne qui le lit. Il est à (re)découvrir, y compris sa littérature plus enfantine, mêlant légende et mythes provençaux à l’aventure vécue par des enfants.

~

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(Paul Cézanne)

~

« En aout, dans nos pays, un peu avant le soir, une puissante chaleur embrase les champs. Il n’y a rien de mieux à faire que de rester chez soi, au fond de la pénombre, en attendant l’heure du dîner. Ces métairies, que tourmentent les vents d’hiver et que l’été accable, ont été bâties en refuges et, sous leurs murailles massives, on s’abrite tant bien que mal de la fureur des saisons.

Depuis dix ans j’habite le mas Théotime. Je le tiens d’un grand-oncle qui portait ce nom. Comme il est situé en pleine campagne, la chaleur l’enveloppe et, du moment que juillet monte, on n’y peut respirer avec plaisir qu’aux premières heureus du jour ou bien de la nuit. Encore faut-il qu’il passe un peu de brise. Alors on peut se tenir près de la source, sous le buis, car c’est là qu’on rencontre un air doux, qui sent l’eau vive et la feuille.

J’étais seul et je jouissais de cette solitude qu’exaltait la chaleur environnante.

Tous les volets mi-clos, dans la maison, il faisait assez frais. À peine si parfois on entendait le frémissement d’une mouche énivrée par un rai de lumière qui filtrait d’une fente.

Dehors, l’air flmambait en colonnes de feu et, du côté de l’aire, entre les meules, montait une odeur de blé et de fournaise. « 

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99F. ~ Frédéric Beigbeder

J’ai enfin lu 99F. D’ailleurs je peux le renommer 0.25 euros car c’est ce que me coûte la location en bibliothèque :p.

Le livre a fait son office puisque je suis passée d’une méfiance naturelle pour toute publicité à un rejet total de toute publicité, et à présent je la vois partout. Je ne permets même plus à mes « amis » de me spammer sur facebook, c’est dire!

J’ai adoré les premières pages de ce livre: style direct, pas de langue de bois, humour particulier.. L’histoire se passe dans une grosse boîte de pub au moment de la réalisation d’un spot télévisé pour un fromage frais allégé. Le héros voudrait se faire virer de ce monde écœurant, mais sans succès. Au fil des pages, ce roman-pamphlet ouvre les yeux sur le monde impitoyable dans lequel nous, consommateurs, sommes les dindons de la farce. Car tout est pensé pour qu’on achète n’importe quoi pour ça rapporte de l’argent; bien entendu je le savais, mais ce livre est un utile rappel. On baigne tellement dedans que ça finit par nous paraître naturel!

Je ne doute pas que tout, absolument tout, soit vrai dans ce portrait du monde des publicitaires. On sent la jubilation que l’auteur –publicitaire lui–même lors de l’écriture-  a connu en posant les mots sur le papier. Le héros est totalement disjoncté, angoissé, cynique, trop sensible, impitoyable et venge tous les pauvres hères emprisonnés chaque jour dans des bureaux sans air entre la machine à café et les toilettes.

En ce qui concerne le style, je me suis fatiguée vers la fin, mais, au-delà de son image un peu trash,  Beigbeder est un écrivain, un vrai (et ça je le savais pour avoir lu « L’amour dure trois ans », – mais ça c’est absolument faux: l’amour dure toute une vie, ce sont les relations qui sont à étançonner sans cesse).

Je me plongerai à coup sûr à nouveau très vite dans un de ces romans.

~

« Pour réduire l’humanité en esclavage, la publicité a choisi le profil bas, la souplesse, la persuasion. Nous vivons dans le premier système de domination de l’homme par l’homme contre lequel même la liberté est impuissante. Au contraire, il mise tout sur la liberté, c’est là sa plus grande trouvaille. Toute critique lui donne le beau rôle, tout pamphlet renforce l’illusion de sa tolérance doucereuse. Il vous soumet élégamment. Tout est permis, personne ne vient t’engueuler si tu fous le bordel. Le système a atteint son but: même la désobéissance est devenue une forme d’obéissance.

Nos destins brisés sont joliment mis en page. Vous-mêmes, qui lisez ce livre, je suis sûr que vous vous dites  » Comme il est mignon, ce petit pubard qui crache dans la soupe, allez, à la niche, tu es coincé ici comme les autres, tu paieras tes impôts comme tout le monde. » Il n’y a aucun moyen d’en sortir. Tout est verrouillé, le sourire aux lèvres. On vous bloque avec des crédits à rembourser, des mensualités, des loyers à payer. Vous avez des états d’âme? Des millions de chômeurs dehors attendent que vous libériez la place. Vous pouvez rouspéter autant que vous voulez, Churchill a déjà répondu: il a dit « c’est le pire système à l’exception de tous les autres.  » Il ne nous a pas pris en traître. Il n’a pas dit le meilleur système; il a dit le pire. « 

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Le bourgmestre de Furnes ~ Georges Simenon

Ce livre est une petite prouesse. On y trouve en effet l’ambiance du roman policier sans qu’il n’y ait ni meurtre ni assassin, en tout cas pas au sens classique du genre. Furnes –petite ville flamande fantasmée par Simenon (il n’y a en fait jamais mis les pieds)- semble ronronner dans son quotidien… Le café, les petites maisons à pignon, la place pavée, le brouillard, l’horloge qui sonne, la fabrique de cigare et la Maison communale avec son bourgmestre, Joris Terlinck dit Baas, qui dirige tyranniquement et sans émotion la petite ville. Je ne sais pas qui est le véritable héros du roman, le bourgmestre ou la ville elle-même, tant l’atmosphère de la cité est présente, pesante… La ville semble littéralement surgir à nous dès les premiers mots lus.

Un drame va avoir lieu, un soir, et tout va subtilement changer, tout va être ébranlé. La ville, la vie de ses habitants, et surtout la force émotionnelle de son bourgmestre. C’est un roman de détente mais tout en finesse. Une détente intelligente en fait, loin de la perte de temps.

Je vous recommande vivement ce petit livre, écrit en 1938, qui n’a pas pris une ride, pour un petit voyage en Flandre.

simenon

« C’était tout près, à peine quinze kilomètres. Au bout du village, là où on découvrait déjà les dunes et l’eau verte de la mer, des petites maisons s’alignaient, sans étage, chacune précédée d’une barrière. Les barrières étaient peintes en bleu, en blanc, en vert. Celle de sa mère était vert pâle.

Il savait que les voisins regardaient à travers les rideaux. Il savait qu’on disait:

-C’est le bourgmestre de Furnes.

Et ils savaient, eux, que son père, le vieux Joris, jusqu’à la veille de sa mort, avait pêché la crevette devant la plage, avec son cheval qui trainait le filet à marée basse.

Est-ce que quelqu’un, dans le quartier des petites maisons basses, ignorait qu’il avait offert à sa mère d’habiter Furnes, ou n’importe quel endroit qui lui plairait, et de lui verser une pension?

Elle était têtue! Il avait toujours eu affaire à des femmes têtues! Elle n’était pas chez elle, il le voyait du premier coup d’œil à ce que les rideaux étaient fermés et la barrière mise au verrou. »

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